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Conseil Municipal du 26 mai 2010
Suite
à un empêchement de notre part, vous trouverez ci-dessous
le compte rendu du dernier conseil municipal de Castres
réalisé par le membre du Petit Castrais, lequel assiste
à chaque conseil et que nous remercions chaleureusement.
Messieurs Cassignard, Paulin, Auzier, Garros, Dupas et
Madame Ducourneau sont absents et ont donné procuration.
Mme Le Goff (de l’agence Le Goff,
architecte, urbaniste paysagiste) présente un diaporama qui explique les grandes
orientations du Programme d’Aménagement et de Développement Durable (PADD) pour
le futur Plan Local d’Urbanisme (PLU) de notre commune.
Elle rappelle les avantages de la
procédure de l’élaboration du PLU, en matière de projet environnemental et la qualité au niveau de la concertation, des débats et
réunions publiques… La présente information au Conseil municipal semble donc
exigible dans la procédure légale, et elle sera suivie, durant cette séance,
d’un débat, sans vote.
Les éléments essentiels du
diagnostic sont ensuite rapportés :
Les contraintes du SCOT
devraient, à l’échelle de la métropole bordelaise, figer les limites de
l’ancien schéma directeur en cours de révision. En clair, les prescriptions
d’urbanisme ne vont pas changer et l’on devra respecter les limites qui
protégeaient déjà certaines zones de la construction.
Par ailleurs, la Municipalité
affirme dors et déjà un objectif démographique à l’horizon de l’année
2025 : il faut envisager une évolution de 2100 habitants actuels à 3OOO
habitants dans l’avenir. L’esprit étant
de « densifier intelligemment », on prévoit 330 nouveaux logements
sur notre commune. Dans un premier temps, la commune remplit les zones
urbanisables et les dents creuses qui ne sont pas encore bâties. Cela donne
environ 250 nouveaux logements dans les dix prochaines années. Ensuite, il
faudra envisager de nouvelles zones pour construire 80 logements
supplémentaires afin de parfaire le chiffre de 330. La technicienne déclare de
manière rassurante que cette évolution est « raisonnable » au regard
des contraintes du SCOT, des terrains
disponibles, et de la demande en terrains à bâtir.
Les orientations du PADD sont
expliquées en trois points :
1 – Préserver les équilibres
écologiques
2 – organiser le territoire
urbain et les déplacements
3 – Le développement économique.
1 – Préserver les équilibres écologiques.
On note la préservation
des « corridors écologiques » symbolisés sur une carte de notre
commune par deux flèches vertes qui se croisent : l’axe du Gât-Mort et celui
du bois de Savis.
De manière plus large, on insiste
sur la préservation des cours d’eau, des zones humides, des prairies, des
boisements.
On envisage de mettre en valeur
« une trame verte urbaine » qui serait bénéfique, autant pour les
zones déjà construites que pour celle à urbaniser dans le futur.
Autre point à préserver :
celui de la zone de captage en eau, dont l’importance dépasse l’intérêt
particulier de notre commune.
L’équilibre écologique passe
également dans la manière de traiter les limites et les jonctions entre les
zones : faut-il prévoir des zones « tampon », des jardins ?
Il apparaît également la
nécessité de mixer la destination et l’occupation des zones. Il serait donc
souhaitable de mélanger les logements à d’autres activités (services publiques,
artisanat, commerces…)
Le PADD devrait également
encadrer un développement écologique des nouveaux quartiers, avec peut-être
moins de voirie, et une maîtrise des eaux pluviales (ce ne sont que des
exemples).
2 – organiser le territoire et les déplacements
L’accent est mis sur les
déplacements « doux » avec les piétons et les cyclistes ; et
surtout sur le développement des transports en commun vers l’agglomération
bordelaise.
Sont à l’honneur la piste
cyclable, les sentiers du bois de Savis, et les cheminements piétons déjà
effectifs dans les nouveaux quartiers.
Ensuite, est évoqué le projet de
« dérivation » de la RD 1113. Le diaporama ne s’attarde pas sur les
emprises nécessaires à ce grand projet qui est le seul équipement véritablement
dessiné en pointillés sur la carte. On devine une demie rocade au sud de la RD
1113, qui part entre le cimetière et l’entrée du bourg, qui évite la place de la mairie et ressort
sur la départementale avant la traversée du Gât-Mort. Cet aménagement aurait
l’avantage de désengorger la place de la Mairie et de faciliter l’accès des véhicules, des piétons et des
cyclistes de notre commune vers les
gares de Beautiran et Portets.
Enfin, on évoque la sécurisation
des espaces piétons dans le bourg, car il semble qu’il y ait de quoi faire.
3 – Développer l’économie
Les possibilités semblent assez
réduites. Mais puisque nous sommes dans une commune viticole, il convient de porter une attention à cette activité.
Il faut également valoriser le
cadre de vie attractif à Castres-Gironde, pour éventuellement susciter
l’implantation de nouvelles activités.
On met également l’accent
sur « l’identité locale forte », sans que l’on comprenne très
exactement de quoi on parle ici.
Le Potentiel d’accueil
touristique est également une piste de
développement à étudier.
La présentation des orientations
du PADD étant faite, Monsieur le Maire reprend la parole pour lancer le débat.
Il explique que le PADD grave
l’avenir de notre commune, dans le marbre : c’est à dire que l’on ne sera
pas obligé de faire tout le programme, mais il sera impossible de faire autre
chose qui ne soit pas en conformité avec lui.
Il ajoute avec une certaine
gourmandise, l’idée d’encadrer les projets des futurs lotissements, avec des
prescriptions urbanistiques très strictes qui guideront pas à pas les promoteurs (y compris le nombre
d’arbres à planter sur chaque parcelle, par exemple).
Sur le volet des déplacements, il
avance les impératifs de la montée en puissance des transports en communs pour
notre population. La Gare SNCF et le covoiturage seront donc à la mode. Et
Monsieur Constant de constater que la place Gustave Lamarque est saturée, dès
le matin, par des véhicules dont les propriétaires usent du covoiturage. On
devine l’idée d’aménager un autre parking dévolu à ce trafic ; mais
Monsieur Moinet observe sagement que c’est à l’échelon communautaire que le
problème devrait être réglé, car notre village n’est pas le mieux placé pour
ça.
Cet échange sur le stationnement
des covoiturés sera la seule minute de débat. Monsieur Le Maire décrète que la
plupart des membres du Conseil ont déjà débattu en commission, et qu’il n’est
pas nécessaire de « se répéter ». Si l’on remarque également le
nombre impressionnant de Conseillers absents, le Petit Castrais observe que le
débat n’a pratiquement pas eu lieu. Et comme il n’est pas prévu par la loi de
voter une délibération sur cette présentation, on peut passer à un autre sujet.
Mme Le Goff quitte la salle du Conseil.
A l’ordre du jour, sont présentés ensuite :
- Le tableau des effectifs des
employés communaux, avec leurs noms et leur grade.
- La délibération sur
l’enfouissement de la ligne téléphonique du presbytère, pour un coût de 845 €,
dont 1/3 subventionné par France Télécom.
La séance du conseil est levée à
20 heures
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